La 7ᵉ édition du Festival Entènasyonal Literati Kreyòl (FEL) a débuté mercredi à l’Hôtel Montana, attirant écrivains, institutions culturelles, universitaires et jeunes lecteurs autour d’un même point de convergence : la langue créole comme patrimoine vivant.

Sous le thème « Pou yon kreyolofoni syantifik ak yon kreyolofoni fètfouni : li! li! li kreyòl! », le festival veut rappeler que le créole ne relève pas seulement de la parole quotidienne ou des émotions, mais qu’il peut aussi porter la recherche, la connaissance et la réflexion.

Lancé par le promoteur Annivince Jean-Baptiste, le FEL se présente comme un espace de mise en lien des nations créolophones. Cette année, Haïti occupe le devant de la scène, son influence littéraire et culturelle constituant le socle de la kreyolofoni.

Deux invités d’honneur ont été distingués : l’écrivain haïtien Pauris Jean-Baptiste et la chercheuse martiniquaise Josette Burlet-Miatéka. Leur présence symbolise l’importance accordée à la production créole dans les milieux académiques et littéraires caribéens. Le festival a également rendu hommage à Frankétienne et à l’artiste dominiquais Ras Mo, deux figures disparues récemment.

La cérémonie d’ouverture a mobilisé plusieurs acteurs publics, dont l’Académie Créole Haïtienne, la Direction Nationale du Livre, Teyat Nasyonal et le Fonds National de l’Éducation. Lectures, scènes artistiques, interventions intellectuelles et animations musicales ont marqué cette entrée en matière.

Au programme : rencontres avec des auteurs, ateliers, ventes-signatures, performances et espaces d’exposition. Une place particulière a été réservée aux élèves et aux étudiants, afin d’encourager l’accès des jeunes à la lecture et à la création en créole.

Des délégations venues de Martinique, de Guadeloupe, de Dominique et d’autres territoires ont répondu présent, confirmant l’intérêt régional envers une langue partagée mais multiple, souvent porteuse de réalités sociales contrastées.

En filigrane, cette édition réaffirme que le créole est bien plus qu’un idiome national : c’est un espace de création, un outil de transmission et un vecteur de pensée. À travers ce rendez-vous annuel, Haïti consolide son rôle de moteur culturel dans la Caraïbe créolophone.

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