Le Conseil présidentiel de transition a reconnu avoir introduit des modifications majeures dans le décret électoral publié le 1er décembre 2025, sans validation préalable du Conseil électoral provisoire. Ces ajouts portent notamment sur l’inéligibilité des personnes sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies et sur la création de dix centres de tabulation régionaux.
Selon des sources du CEP, ces dispositions ne figuraient pas dans le projet initial transmis au CPT. L’institution électorale aurait exprimé des objections, notamment sur la légalité de l’exclusion liée aux sanctions onusiennes. Malgré cela, le CPT affirme ne pas envisager de réviser ces choix.
Les deux parties se sont accordées uniquement sur la correction d’erreurs matérielles mineures avant une nouvelle publication officielle du texte. Le calendrier électoral demeure inchangé, avec un premier tour prévu le 30 août 2026 et un second tour en décembre de la même année.
Cette situation met en lumière les fragilités du processus décisionnel entourant l’organisation des prochaines élections, dans un contexte où la transparence et le respect des compétences institutionnelles restent des enjeux majeurs.
